Le Temps: dimanche 13 mai, une bagarre a dégénéré en émeute. La vie nocturne de Lausanne échappe-t-elle au contrôle des autorités?

Marc Vuilleumier: Les émeutes sont rares, mais elles sont larvées chaque week-end en ville. Or, Lausanne arrive au bout de ce qu’elle peut supporter. Pas seulement la nuit. Mais aussi en termes de manifestations culturelles et sportives. Il faut ouvrir une réflexion plus large. Lausanne en fait peut-être trop.

– A court terme, quelles mesures préconisez-vous?

– Agir sur l’offre, en premier lieu. L’introduction de l’heure blanche va dans ce sens. Je suis prêt à revenir sur la suppression de la clause du besoin, qui limitait le nombre d’établissements jusqu’en 1995. Il est aussi possible de restreindre les autorisations à prolonger de 4 à 5h l’exploitation des boîtes de nuit. Il y a des discothèques laxistes à l’égard de leurs clients et des consignes de sécurité. Cette mesure pourrait servir à faire de l’ordre.

– Qu’allez-vous proposer pour renforcer la présence policière?

– D’ici à 2014, Lausanne va engager 30 agents supplémentaires. D’autre part, il faudra réfléchir à une collaboration permanente avec les autres polices, cantonales et communales, pour assurer les renforts nécessaires aux agents municipaux pendant les week-ends.