A dix heures du soir, ce lundi 14 juin, il fait encore jour. Les derniers chants des femmes violettes réunies sur la place de la Riponne pour la grève féminine montent jusqu’au beffroi. «Voyez la voix qu’elles ont, elles n’auront pas de difficulté à faire mon boulot», indique Renato Häusler avec admiration. Le départ de l’un des guets auxiliaires de la cathédrale permet à la ville d’ouvrir la mise au concours aux femmes. Une «guette» pour permettre à la tradition lausannoise d’évoluer en cohérence avec la politique d’égalité de la municipalité.