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De gauche à droite, les socialistes Gregoire Junod, Florence Germond et Oscar Tosato, ce dimanche 28 février 2016.
© JEN-CHRISTOPHE BOTT

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A Lausanne, la défaite d'une droite éclatée

La gauche n'en fini pas d'écraser ses adversaires dans la capitale vaudoise. Quelques leçons sont à tirer pour qui voudrait tenter à nouveau de secouer l'hégémonie des roses-rouges-verts

En plaçant à nouveau sa liste compacte à la Municipalité dès le premier tour, la gauche lausannoise remporte un succès qui comble ses plus grandes espérances. L'usure d'un pouvoir qu'elle exerce depuis un quart de siècle? Au contraire, elle renforce même l'écart. Les candidats du PLR, qui espéraient mettre en péril le maillon le plus faible d'une majorité en place depuis si longtemps, sont cruellement déçus.

Ce constant éclatement de la droite

Après les rires et les larmes du jour, quelques leçons sont à tirer pour qui voudrait tenter à nouveau de secouer l'hégémonie des roses-rouges-verts. Ceux-ci, jouant avec efficacité des nuances de leur palette, sont les as de la la liste unique, face à une droite qui, du centre à l'UDC, n'a pas encore réglé le problème de son éclatement. Le bloc est d'autant plus puissant que les électeurs, comme le montre le scrutin de dimanche, votent très compact.

La relève du PLR pensait bénéficier du virage à droite marqué sur le plan suisse lors des dernières élections fédérales. Quelles que soient leurs qualités et leur engagement, ses deux champions ont pâti de la moindre notoriété des nouveaux. Dur de se faire élire dans un suffrage majoritaire lorsque la liste n'est pas tirée par un ancien. Sans doute regrettent-ils aujourd'hui qu'Olivier Français n'ait pas cédé sa place en cours de législature, ce qui leur aurait permis d'avoir un pied dans la place.

L'absence d'un autre programme

On voit aussi que la gentillesse ne paie pas. La politique de non agression des prétendants a produit des résultats encore plus frustrants pour la droite qu'en 2011. Mais au-delà du ton, c'est sans doute l'absence d'un programme de rechange portant une autre vision de la ville et justifiant le changement de cap, qui révèle le problème de fond. Gauche plurielle géniale ou minorité en manque de créativité, telle est la question.

Lire aussi: Le bloc de gauche triomphe à Lausanne

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