«Ce que tu fais au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que tu le fais», proclame l’Evangile. Celui du municipal socialiste lausannois Oscar Tosato sera demeuré jusqu’au bout un mix de Marx et du Christ. Et l’on est amené assez vite à ressentir comme symbolique l’un des derniers instants de ses quatre législatures à la Ville de Lausanne: l'inauguration du Manteau de Saint-Martin, lieu d'accueil pour les plus démunis, au cœur de la capitale vaudoise. «Lorsque vous vous baladez avec lui à la Riponne, il connaît les personnes toxicomanes, leur parle et les appelle par leur prénom», témoigne son amie, la conseillère nationale socialiste Ada Marra, qui a, elle aussi, souvent partagé ses convictions chrétiennes. Alors saint Martin, qui tend son manteau pour rendre un peu d’humanité aux pauvres, n’a pas donné son nom à ce nouvel endroit par hasard.

Au moment de la photo, devant les portes du centre, une sans-abri est venue se réchauffer avec un café. Elle reconnaît aussitôt le politicien en partance: «C'est qu'il finit bientôt Tosato!» Puis, le croisant encore lorsque le shooting est terminé, elle le gratifie d’un «Bonjour Monsieur le Ministre» qui fait rire le municipal.