Dès jeudi, la Fondation Mère Sofia reprend la gestion du Répit, structure lausannoise d’accueil de nuit. Le nombre de personnes sera désormais limité à 100. Ces nouvelles modalités définies avec la Ville permettront de préserver les conditions de travail du personnel et de garantir un accueil en toute sécurité des usagers.

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Le Répit s’inscrit, à l’entrée de l’hiver, dans le renforcement du dispositif lausannois d’hébergement d’urgence existant à l’année. Ouvert cette année dès le 1er novembre grâce à un financement privé, il a connu une très forte affluence, nécessitant que la Fondation Mère Sofia et la Ville de Lausanne redéfinissent ensemble les modalités d’accès et les conditions de l’encadrement, annoncent-elles mercredi dans un communiqué.

L’accueil se limitera désormais à 100 personnes par nuit dès le 1er décembre. Les intervenants bénéficieront de l’appui d’un prestataire externe pour assurer la sécurité à l’entrée.

Adaptations nécessaires

Pour le reste, les usagers continueront d’accéder à cette prestation gratuitement. Ils y bénéficieront, tous les soirs de 22h00 à 08h00, d’une écoute, d’une orientation dans le réseau, d’un lit et de boissons chaudes.

Ces adaptations permettront de préserver des conditions de travail permettant aux intervenants d’accueillir les bénéficiaires en toute sécurité. Les coûts de cette prestation ouverte dès jeudi et jusqu’au 30 avril 2023 sont pris en charge par la Ville.

Sursollicitée

Pour rappel, la Fondation Mère Sofia a décidé de fermer la structure car elle était sursollicitée. Avec plus de 150 à 170 personnes présentes les nuits précédant la fermeture, la capacité maximale d’accueil était largement dépassée. La situation présentait des risques en matière de sécurité et ne permettait plus d’accueillir les bénéficiaires dans de bonnes conditions.

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Afin de maintenir la prestation ouverte, la Ville a engagé, le jour même et dans l’urgence, ses propres ressources. L’accueil a été assuré depuis vendredi dernier par la Protection civile lausannoise ainsi qu’un veilleur, avec le soutien des correspondants de nuit et des urgences sociales. Après une première nuit fréquentée par 70 personnes, la structure était complète les nuits suivantes avec 100 personnes.