Il sonne 3 heures à l’horloge animée de la place de la Palud à Lausanne, six couples de danseurs vaudois en figurines de fer tournoient en musique pour symboliser les moments de joie du canton. C’en est un pour la gauche plurielle lausannoise qui réussit pour la troisième législature de suite le tour de force de placer ses six candidats.

Sur le parvis de l’Hôtel de Ville, de l’autre côté de la fontaine de la Justice, personne n’a pensé à amener des fleurs à Pierre-Antoine Hildbrand, unique représentant de la droite, réélu en 7e position, loin derrière ses adversaires de gauche, avec 41,8% des voix. Il pose donc les mains vides sur la photo aux côtés du clan de gauche composé du syndic Grégoire Junod, et de ses deux camarades socialistes, la sortante Florence Germond et la nouvelle venue Emilie Moeschler; des deux élus verts, la sortante Natacha Litzistorf et le nouvel arrivé Xavier Company, et du popiste sortant David Payot, arborant tous un bouquet printanier. C’est que ce n’est pas vraiment une victoire, la droite lausannoise, divisée au premier tour, rabibochée en vitesse avec le centre et l’UDC (mais sans les vert’libéraux) pour le second, n’atteint pas son objectif, à savoir rééquilibrer la municipalité à 5 à 2. Sa candidate malheureuse Florence Bettschart-Narbel arrive en huitième position avec 37,9% voix.