Confrontée au même risque d'afflux d'étudiants européens, la faculté de Lausanne planche également sur un filtre d'entrée. «L'idée n'est pas forcément d'imposer une limite, mais de se doter d'un moyen pour éviter une ruée de candidats étrangers», explique Patrice Mangin. Le doyen de la faculté de biologie et de médecine constate que les effectifs des universités françaises ont augmenté et que le numerus clausus, en fin de première année, y fermera la porte de la médecine à de plus en plus de candidats. «L'Autriche a connu une arrivée massive d'étudiants allemands, explique-t-il. Il faut anticiper pour éviter que cette situation se répète chez nous.»

Hécatombe promise?

A Neuchâtel, où les étudiants en médecine peuvent accomplir leur première année avant d'intégrer la faculté genevoise ou lausannoise, l'idée d'un examen d'entrée n'est pas à l'ordre du jour, selon le professeur Bruno Betschart, conseiller aux études.

Une modification à Genève ou Lausanne pourrait cependant avoir des répercussions directes sur la faculté neuchâteloise: la convention qui unit les trois universités fixe le nombre d'étudiants neuchâtelois admis en deuxième année dans l'une et l'autre de ses partenaires. Avec l'introduction de tests d'entrée chez ses partenaires, Neuchâtel devrait soit emboîter le pas, soit assumer un afflux d'étudiants promis à une hécatombe en fin de première année.