A Lausanne, la gauche reste la plus forte mais paie sa division. Aux dernières élections, en 2016, elle avait placé ses six candidats au premier tour, un tour de force commenté loin à la ronde. Cette année, personne ne passe. La faute aux Verts, alléchés par leurs résultats aux fédérales en 2019, et leur fameuse vague verte qu'ils se voyaient déjà réitérer. «On ne peut leur en vouloir, personnellement j'aurais fait pareil», glisse le président des socialistes lausannois Denis Corboz. 

Les résultats provisoires de dimanche bombardent le syndic Grégoire Junod premier avec 48,6%, suivis par ses deux collistières socialistes Florence Germond (47,5%) et Emilie Moeschler (45,6%). Première surprise, cette dernière, nouvelle candidate, se colle aux sortants, devançant les autres municipaux ayant pourtant fait leur preuve. «Cette nouvelle arrivante est une jeune femme très populaire, avec un vrai sens politique et de fortes qualités relationnelles. On ne pourrait être plus satisfait de son score», commente encore Denis Corboz.