Transport

Lausanne veut barrer la route à UberPop

A Lausanne, les conducteurs de la société californienne seront soumis au règlement des taxis professionnels. Les contrevenants seront amendables.

Lausanne veut barrer

la route à UberPop

Transport Les chauffeurs seront amendables

Nouvel épisode dans la guerre des taxis. Les véhicules d’UberPop, qui met en lien des usagers avec des chauffeurs amateurs, seront désormais soumis au règlement des taxis traditionnels. C’est ce qu’a annoncé mardi Marc Vuilleumier, président de l’Association des communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis.

Comme annoncé par 24 heures, les conducteurs de la société californienne devront à présent se soumettre aux mêmes exigences que les taxis, disposer d’un permis professionnel et attester de connaissances techniques et topographiques locales. Motif? Les prestations d’Uber sont assimilables à du transport professionnel, selon un avis de droit établi par l’avocat Pierre-Yves Brandt.

«Nous avions un doute sur le transport de particulier à particulier, explique Marc Vuilleumier qui est également municipal de la police du commerce à Lausanne. Cela confirme aussi que les associations intercommunales ont les compétences pour réglementer.» L’autorité réglementant l’activité des taxis veut aller plus loin et entend faire interdire l’application UberPop cet été, dès que sera appliqué un nouveau règlement élargissant la définition de centrale de taxis aux applications de smartphones.

Marc Vuilleumier est satisfait: «Avec Uber on était sorti du modèle de l’économie partagée. Notre mission c’était aussi que chauffeur soit considéré comme un vrai métier et pas uniquement comme une activité d’appoint.»

De son côté, Uber prépare déjà la riposte. Thomas Meister, son porte-parole pour l’Europe de l’Ouest, a annoncé que la société est prête à «utiliser toutes les voies de recours existantes».

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