En un an, Lausanne a grossi de 1800 habitants: la croissance la plus importante que la ville ait enregistré en trente ans (+ 1,3%). La capitale vaudoise compte désormais 139 390 âmes, selon les dernières données démographiques publiées dans le Courrier statistique de la ville. Une hausse due avant tout à la population étrangère, essentiellement européenne, qui a augmenté de 1770 personnes pour atteindre 58 600 personnes, soit 42% de la population totale de la ville. Les Portugais représentent la principale communauté avec plus de 10 000 habitants, suivis des Français (9950), des Italiens (6330) et des Espagnols (4560).

Effet conjoint des arrivées de jeunes européens et de l’offre diversifiée de formation, la ville rajeunit: en 2013, le Lausannois moyen a 38 ans et 10 mois, soit trois mois de moins qu’il y a cinq ans. Les nouveaux venus ont en moyenne 29 ans. Et, depuis trois ans, Lausanne compte plus de célibataires (41%) que de personnes mariées (39%) parmi les plus de vingt ans. En cause: le rajeunissement de la population et la hausse du nombre de divorces.

Ville estudiantine, la capitale vaudoise vit au rythme du calendrier académique, avec des pics d’arrivée en automne et de départs au début de l’été. Et, si elle compte beaucoup de nouvelles arrivées chaque année (16 240 en 2013), deux tiers des nouveaux venus quittent la ville au bout de quatre ans, la plupart du temps pour s’installer dans dans le canton.

La répartition des Lausannois par quartiers présente quelques disparités: le centre, où l’on trouve studios et logements relativement bon marché dans des immeubles vétustes, compte le plus de jeunes entre 20 et 30 ans et de célibataires, étudiants et jeunes actifs. La population étrangère est plus présente dans les quartiers de Sébeillon et de Malley, Montoie et Bourdonnette. A Beaulieu, Grey et Boisy, où les logements ont tendances à être plus vastes, on trouve plus de Suisses, de personnes mariées et de personnes âgées.