L'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) effectue une série de mesures radiologiques après un début d'incendie survenu dans un réacteur à l'arrêt de la centrale nucléaire «Superphénix» de Creys-Malville, à 70 kilomètres de Genève, a indiqué l'IRSN mercredi dans un communiqué.

Le feu s'est déclaré mardi peu avant 11h à l'intérieur d'un atelier de découpe de la partie supérieure de la cuve d'un réacteur arrêté en 1996 et dont les structures internes sont actuellement en cours de démantèlement par EDF.

L'incendie aurait été provoqué par la chute d'un projecteur de chantier «à proximité d'une gaine de ventilation et d'éléments en vinyle qui auraient alors chauffé», a précisé EDF.

En 2013: Incident à la centrale nucléaire Superphénix, à Creys-Malville

Maîtrisé une heure trente plus tard

Il a été maîtrisé peu après 12h30 par les pompiers, alertés par les équipes de l'exploitant. Deux opérateurs ont été pris en charge après avoir été incommodés par les «fumées opaques» générées par l'incendie.

«La ventilation du bâtiment du réacteur est restée en permanence opérationnelle», ajoute EDF, qui a clos son Plan d'urgence interne (PUI) «toxique/radiologique» mardi en début d'après-midi.

«Aucun rejet»

«Les mesures instantanées effectuées par EDF à la cheminée de l'installation et dans l'environnement du site n'ont montré aucun rejet radioactif dans l'environnement», souligne l'IRSN, dont les propres mesures n'ont pas «mis en évidence d'anomalie radiologique». D'autres relevés et prélèvements effectués par l'IRSN «in situ» et «aux alentours» de la centrale sont en cours d'analyse.

Creys-Malville a été l'emblème de la lutte antinucléaire en Suisse romande à la fin des années 1980 et dans les années 1990. Le démantèlement du site doit durer jusqu'à 2028.

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