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À Hefenhofen (TG), en août 2017, les chevaux maltraités avaient dû être évacués par l'armée.
© Remo Naegeli

maltraitance

À l'avenir, il y aura davantage de contrôles non annoncés dans les fermes suisses

La Confédération et les services vétérinaires cantonaux élaborent de nouvelles prescriptions qui devraient entrer en vigueur début 2020. La part de contrôles non annoncés devra atteindre au moins 40%, contre 10% aujourd'hui

Les exploitations agricoles en Suisse pourront à l’avenir s’attendre à plus de contrôles inopinés. La Confédération et les cantons accèdent ainsi à une requête de longue date des organisations de défense des animaux.

Les cas de cruauté envers les animaux comme celui de Hefenhofen (TG) devraient à l’avenir être détectés plus efficacement ou évités. La Confédération et les services vétérinaires cantonaux élaborent un nouveau système de contrôles, indique mardi l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) dans un communiqué.

Au moins un contrôle tous les quatre ans

Les nouvelles prescriptions devraient entrer en vigueur début 2020. Le but est de détecter plus rapidement les exploitations fautives, tout en épargnant celles qui se comportent bien, a expliqué à l’ATS Kaspar Jörger, responsable de la division protection de animaux à l’OSAV.

En Suisse, toutes les exploitations d’élevage agricoles doivent être contrôlées au moins une fois tous les quatre ans. Selon l’OSAV, 12’075 exploitations ont fait l’objet d’un contrôle de base en 2017. Cela correspond à environ un quart des fermes en Suisse. Des manquements ont été constatés dans près d’un cinquième des cas (18%).

40% de contrôles non annoncés

L’ordonnance qui règle ce type de contrôles prescrit que 10% des contrôles de bases doivent être effectués sans préavis. Selon le système de contrôle de la Confédération, 28% des contrôles effectués l’an passé l’ont été de manière inopinée. Selon l’OSAV, sept cantons n’ont toutefois pas rempli les exigences légales.

Selon M. Jörger, la part des contrôles non annoncés devrait à l’avenir s’élever à 40%. Cela rejoint l’exigence de la Protection suisse des animaux (PSA). Afin de libérer des ressources pour la détection et le suivi des exploitations à risques, les contrôles de base devraient être réduits.

Les exploitations n’ayant pas posé de problèmes depuis un certain temps ne devraient plus recevoir de visite de contrôleurs de sitôt, selon M.Jörger. Les autorités responsables continueront toutefois de respecter la fréquence de contrôle de quatre ans.

La position de la PSA

Contactée par l’ATS, la Protection suisse des animaux salue ce pas dans la bonne direction. Son spécialiste pour la garde d’animaux de rente, Hansueli Huber, juge en revanche inacceptable que les prescriptions sur les contrôles inopinés ne soient encore toujours pas respectées par un canton sur cinq. Les éleveurs d’animaux doivent être traités partout de la même façon, précise-t-il.

Et la PSA de regretter que seules les exploitations au bénéfice de paiements directs soient systématiquement contrôlées, et pas les petits éleveurs ou ceux qui gardent des animaux en tant que loisir. Près d’un demi-million de chevaux, lapins et autres moutons échappent ainsi à toute surveillance.

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