En 1831, l’été fut sec. Très sec. Tellement sec qu’il réduisit à peau de chagrin le débit du tout-puissant Rhône, alors encore libre et sauvage. Il ne le savait pas encore, mais ce promeneur qui se baladait le long du fleuve, peu en amont de Saint-Maurice, allait profiter de ce débit d’étiage pour effectuer une découverte incongrue: des bulles qui éclatent à la surface de l’eau. A y voir de plus près, il s’avéra que ces bulles étaient le fait de courants d’eau chaude qui irriguent le fleuve en permanence. Quelques années plus tard, les bains de Lavey voyaient le jour. Près de deux siècles plus tard, la première station de géothermie profonde suisse est sur le point de faire de même.