IHEID

Le «Learning Center» des études internationales

Le bâtiment comprend très peu d’angles droits. Brève visite et historique d’un projet vieux de vingt ans

Le bâtiment est tout en vitres, et en courbes. Les voyageurs CFF découvrent ses façades bleutées s’ils regardent à droite avant l’entrée en gare de Genève. Conçue par l’architecte neuchâtelois Eric Ott, du bureau IPAS, la Maison de la paix s’articulera au total en six blocs arrondis, les pétales. Pour l’heure, deux sont prêts, qui sont investis par l’Institut des hautes études internationales et du développement. A l’intérieur, peu de pièces à angles droits. Et presque pas de murs en béton: le volume tient surtout par des colonnes d’acier. Installée sur deux niveaux, un peu plus bas que les voies de chemin de fer, la bibliothèque constitue le cœur de l’édifice, et sans doute son endroit le plus élégant, avec ses espaces de travail variables, ses alcôves et ses plateformes. Des bulles en verre peuvent rappeler le Learning Center de l’EPFL: mais ici, si les plafonds sont parfois en légère pente, les sols demeurent plats.

Les étudiants de l’Institut entrant au niveau du master, ils passent moins de temps en cours et davantage pour leurs travaux personnels qu’au niveau du premier titre, le bachelor. Conséquence: le nouvel écrin n’a que 11 salles d’enseignement et 10 de séminaire; en revanche, il dispose d’un auditorium de 600 places au maximum, divisible, ainsi qu’un autre de 100 sièges.

Il aura fallu vingt ans pour en arriver à cette Maison de la paix. Un premier projet, imaginé dès 1994 autour de la place des Nations, a été refusé en votation en 1998. Au terme d’une procédure houleuse, un deuxième était écarté en 2002, cette fois sur le site retenu. Le troisième a finalement pu aboutir, notamment par l’implication, alors, de l’ancien secrétaire d’Etat à l’éducation et à la recherche Charles Kleiber.

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