Genève

La leçon du maire de Genève aux Espagnols

Invité à la fête nationale espagnole, samedi à Vernier, Rémy Pagani a cru bon donner son avis sur la crise catalane. Il a suscité un tollé et s'est excusé

Rémy Pagani ne peut pas s’en empêcher: il milite en toute occasion. Le maire de Genève en a encore fait la démonstration samedi, à Vernier. Invité à la fête nationale espagnole, il a cru bon gâcher la fête en parlant… Catalogne. Et en donnant, au passage, une leçon de démocratie, de souveraineté populaire et de fédéralisme.

Hué par l’assemblée, repris par le consul général, il est allé au bout de son texte, sous l’œil incrédule des autorités verniolanes: «Sur la forme, c’était maladroit, dit Yvan Rochat, maire de Vernier. Car assez polémique et critique vis-à-vis de l’Etat espagnol». L’intéressé ne voit pas le problème: «Le contenu de mon discours venait du cœur, ma motivation essentielle était d’inviter au dialogue les parties au conflit». Au nom de qui, exactement? Sandrine Salerno, vice-présidente du Conseil administratif: «Rémy Pagani a été délégué par le Conseil administratif pour le représenter mais il s’agit d’une prise de position personnelle. La Ville n’a pas à se prononcer sur des questions internes à un pays».

Si le militant Rémy a perdu une occasion de se taire, le maire Pagani a cependant envoyé des excuses au Consul général. Un brin entortillées: «Mon message a peut-être été mal interprété par une partie des invités…»


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