Dans toutes les hautes écoles qui les dispensent, le droit et les sciences économiques ont la cote auprès des nouveaux étudiants. A Neuchâtel, qui avait connu une baisse de l’effectif ces dernières années au niveau du bachelor, on note que «les jeunes manifestent un regain d’intérêt pour le droit». Et l’on met en avant la bonne fréquentation du master en finance. A Fribourg, une filière de droit réservée aux non-juristes ainsi qu’une autre dédiée au business européen font partie des domaines à forte croissance.

La direction de l’Université de Lausanne a elle aussi indiqué que cette rentrée devrait consacrer les HEC, le droit, ainsi que les sciences de la Terre. Même son de cloche à Genève, où l’on relèverait en outre un surprenant bondissement en Lettres.

La baisse constante de l’attrait pour les sciences exactes, qui affole responsables académiques et milieux économiques, s’arrêtera-t-elle? Il est encore trop tôt pour l’affirmer, mais les universités donnent quelques signaux lors de cette rentrée. A Bâle, le rectorat a indiqué faire une «observation réjouissante», selon laquelle les programmes de la Faculté des sciences naturelles seraient à nouveau appréciés. A Neuchâtel, les sciences ne proposent plus que quatre voies en bachelor. Mais la Faculté a retrouvé l’effectif dont elle jouissait lorsqu’elle délivrait encore neuf diplômes…