Heinz Karrer voit dans certaines dispositions de la nouvelle loi sur le CO2 un obstacle à la compétitivité des entreprises suisses. Il rejette tout particulièrement la taxe sur les billets d’avion, qui «nuit à la place économique suisse» et met en péril le hub de Zurich, ainsi que le relèvement à 210 francs par tonne du plafond de celle qui est prélevée sur les combustibles. Le montant maximal est actuellement fixé à 120 francs, mais la taxe réellement prélevée est de 96 francs. C’est «la plus élevée du monde», souligne Heinz Karrer.

Economiesuisse s’oppose à la création d’un fonds pour le climat. L’organisation critique son caractère illimité ainsi qu’un point précis: il est prévu que le montant des pénalités prélevées auprès des importateurs de véhicules lorsqu’ils n’atteignent pas les objectifs en matière de CO2 soient versées dans ce fonds. Selon l’organisation, ces «amendes» doivent être destinées au Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (Forta) ou à la caisse générale de la Confédération.