Loin de la Ligue des Tessinois des premières années qui semait le chaos en entrant au Grand Conseil en 1991, perturbant les équilibres politiques établis. Loin du blocage de la route cantonale et des propos enflammés du «Nano», Giuliano Bignasca, son charismatique président à vie et cofondateur avec Flavio Maspoli. Fin mai, le parti de la droite populiste tessinois a nommé huit personnes pour le guider jusqu’en 2023. La nouvelle formule de la Lega institutionnalisée – devenue le plus important parti du canton, comptant deux conseillers d’Etat – ne plaît pas forcément aux léguistes de la première heure.