Climat

Léger ralentissement de la canicule en Suisse romande

Après plusieurs jours sous des températures étouffantes, l'ouest de la Suisse peut enfin respirer

Un ciel couvert, une petite brise: après plusieurs jours de températures tropicales, la Suisse romande respire enfin. Depuis samedi matin, la canicule connaît une légère accalmie avec des indices compris entre 20 et 32 degrés en plaine. L'alerte canicule de degré 3, mise en place mercredi dans plusieurs régions du pays, a été levée pour l'ouest et le Chablais, d'après le site Internet de Météo Suisse.

Outre un ralentissement des fonctions vitales et la sensation de vivre dans un four, les chaleurs étouffantes de ces derniers jours ont également provoqué des situations cocasses. Mardi à Zurich, 30 feux de signalisation ont explosé. Vendredi, Sion a battu le record de la journée la plus chaude de l'année avec 36 degrés. Encore loin des 41,5 degrés observés en 2003.

Un courant d'ouest plus frais 

Qui est responsable de ce rafraîchissement salutaire? «Un courant d'ouest qui s'installe entre le proche Atlantique et la région alpine, détaille Météo Suisse. Il entraîne de l'air progressivement moins chaud vers nos régions.» Pour la nuit de samedi à dimanche, «une faible perturbation apportera quelques averses ou orages en Suisse romande».

Même tendance la semaine prochaine 

La tendance au rafraîchissement semble se poursuivre la semaine prochaine. Des perturbations sont attendues, accompagnées de températures nettement moins élevées dès jeudi. Pas plus de 20 degrés en plaine.

Risques d'incendie

En période de chaleur élevée, le danger d'incendie de forêt est accru. Le risque reste de 4 sur 5 dans tout le Tessin, dans certaines régions du Valais (la vallée du Rhône notamment) et dans le sud des Grisons, selon l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Pollution à l'ozone 

Qui dit chaleur dit également smog estival, causé par de longues périodes de soleil sans vent. «Comme les années précédentes, au nord des Alpes, les moyennes horaires de l’ozone dépassent les valeurs limites d’immission, indique l'OFEV. Elles sont toutefois inférieures aux valeurs enregistrées en 2003 et ne dépassent pas le seuil européen d’information, fixé à 180 microgramme/m3 (1,5 fois la valeur limite d’immission de l’OPair).»

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