Le commandant de la police cantonale valaisanne, Christian Varone, a des ennuis avec ses homologues turcs. «Il a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour regagner la Suisse au terme d’un séjour dans la région d’Antalya», selon une information de Rhône FM. Le candidat à la candidature PLR au Conseil d’Etat valaisan a été arrêté pendant la fouille de ses bagages pour avoir ramassé un caillou en bordure de chemin, à proximité d’un site archéologique.

C’est la conseillère d’Etat Esther Waeber-Kalbermatten en personne qui se charge des relations avec la presse. «Je peux vous dire qu’il est retenu depuis vendredi mais je n’ai pas d’autres détails. En son absence, c’est Robert Steiner qui prend la tête de la police cantonale», explique-t-elle.

«Une affaire privée»

L’Etat du Valais pourrait-il intervenir pour faire libérer Christian Varone? «Pour l’instant c’est une affaire privée puisqu’elle est advenue pendant des vacances. Nous attendons davantage d’informations», répond-elle.

«Nous n’avons pas pu avoir de contact avec lui mais une jeune avocate qui parle turc et allemand lui a été commise d’office par le gouvernement», a confié le frère de Christian Varone à la radio locale. Selon la famille, le Département fédéral des affaires étrangères a été sollicité et un délégué était sur place lundi pour une audience organisée durant l’après-midi. Le frère de Christian Varone s’est rendu sur place et l’épouse du commandant y est retournée après avoir ramené sa famille en Suisse, relève l’ATS.

Christian Varone devait prononcer le discours du 1er Août à Savièse, sa commune d’origine. Faute d’informations, le président du PLR valaisan ne souhaite s’exprimer à ce sujet pour l’instant. Il n’évoque pas non plus de conséquences politiques pour le candidat phare de son parti.

Selon un article du Nouvel Observateur paru le 13 juillet 2009, un touriste français a vécu la même aventure, restant emprisonné plusieurs mois. Il avait été inculpé de trafic d’antiquités, délit passible de 10 ans d’emprisonnement, indiquait alors son avocat. Ecroué en raison d’un risque de fuite, il partageait une cellule avec quinze autres ressortissants étrangers.

«Les autorités locales appliquent une définition très large à la notion d’antiquités. Il convient donc d’éviter d’acquérir et d’emporter antiquités, pièces de monnaie, fossiles», prévenait l’ambassade de France en Turquie sur son site internet à ce moment-là.