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Cesla Amarelle, au centre, conseillère d'Etat vaudoise, lors d'une conférence de presse sur des ajustements dans l'école obligatoire vaudoise, mardi 12 juin 2018 à Lausanne.
© Jean-Christophe Bott/KEYSTONE

Vaud

L’enseignement des religions fait son retour à l’école

Les élèves vaudois suivront dès la rentrée des cours d’éthique et de cultures religieuses pour, entre autres, prévenir la radicalisation. C’est l’une des trois mesures annoncées par la ministre de la Formation et de la Jeunesse, Cesla Amarelle

Dès la rentrée des classes d’août 2018, les jeunes Vaudois des degrés primaire et secondaire bénéficieront de cours traitant des principales traditions religieuses et de leurs composantes éthiques. Le but de cet enseignement est d’éveiller les élèves au vivre-ensemble dans une société multiculturelle, de garantir une cohésion sociale et de prévenir les replis identitaires. Il sera dispensé aux étudiants à raison de quinze périodes par an de la 1P à la 6P dans le cadre des cours de «connaissance de l’environnement» et de huit périodes de la 7P à la 11S dans les cours d’histoire.

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Ni catéchisme ni histoire biblique

Un accent spécifique sera mis durant les dernières années sur la prévention des extrémismes et des radicalisations au sein des différentes communautés. Pour préparer les professeurs, la Haute Ecole pédagogique (HEP) introduira dès cet automne dans son cursus une formation continue et une formation initiale. «La religion revient à l’école sous un angle totalement nouveau, qui apportera à nos élèves des clés de compréhension des événements d’actualité», explique Cesla Amarelle. Ni catéchisme ni histoire biblique: la ministre vaudoise de la Formation et de la Jeunesse garantit que cet enseignement respectera la neutralité confessionnelle de l’Etat.

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En poste depuis un an, Cesla Amarelle dirige un département qui revient de loin. Début 2017, une enseignante lançait un sondage auprès de ses collègues, dont il ressortait que 91,6% des 1121 professeurs sondés n’étaient alors pas satisfaits de la LEO, la loi sur l’enseignement obligatoire. Près de 80% d’entre eux souhaitaient la réintroduction d’une troisième voie pour les élèves destinés à suivre un apprentissage, correspondant à l’ancienne VSO, la voie secondaire à options.

La classe, «une notion essentielle pour l’élève»

Pour reprendre les rênes de l’école vaudoise, la nouvelle conseillère d’Etat a passé l’année à rencontrer le corps professoral, directorial, et même certains élèves. En tout, elle a visité une trentaine d’établissements scolaires. L’une des premières solutions entrevues concerne la maîtrise de classe.

Alors qu’auparavant le maître de classe dispensait en moyenne 70% des cours, ce taux a chuté à environ un tiers. «La notion de classe s’est vidée de sa substance alors qu’elle est essentielle pour l’identification des élèves», a-t-elle regretté. Comparant différents modèles mis en place dans des établissements pour contrer l’éclatement de la classe, la ministre a arrêté trois systèmes organisationnels entre lesquels établissements et enseignants devront faire leur choix.

Pour renforcer le noyau autour d’une personne de référence, l’Etat demande de garantir un minimum de huit périodes d’enseignement par semaine au maître de classe. Avec cela, Cesla Amarelle espère préserver la LEO adoptée par 52% des Vaudois en 2011. Le syndicat des enseignants s’est félicité dans un communiqué de cette mesure «centrale pour l’encadrement des élèves».

Des secrétariats d’école ouverts en été

Enfin, la ministre annonçait un dispositif renforcé dans tous les établissements: une permanence estivale pour traiter des recours scolaires. En effet, chaque année, 178 recours en moyenne sont déposés par les 90 000 élèves vaudois. Ils concernent leur orientation, un redoublement ou un enclassement. Or jusqu’ici, le Département de la formation ne pouvait compter sur les écoles, qui fermaient en été. Les secrétariats de celles-ci dépendant du canton, il est dorénavant décidé qu’une permanence estivale y sera garantie.

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