L’entreprise nationale d’armement Ruag a été perquisitionnée jeudi matin dans le cadre d’une enquête ouverte pour violation de la loi sur le matériel de guerre, selon une information de la Handelszeitung, qu’a confirmée le Ministère public de la Confédération. Un porte-parole indique au journal qu’«il y a eu des fouilles de locaux, et divers supports d’information et de données ont été saisis».

Une enquête à l’interne

L’enquête porte notamment sur une «une affaire pénale pour violation de la loi sur les matériaux de guerre, et des transactions commerciales potentiellement déloyales», en lien avec la Russie, note le porte-parole.

Informée par un lanceur d’alerte, Ruag a enquêté à l’interne, ce qui l’a poussée à déposer plainte. Deux personnes, un cadre de la division «Munition» de l’entreprise et le responsable pour la Russie de la banque privée Julius Baer, sont soupçonnées d’avoir monté pour leur propre compte et dans le dos de leurs entreprises des affaires d’armement avec la Russie, depuis plusieurs années et pour des sommes se montant à des millions de francs.

Pour le service de sécurité du président

Des soupçons de corruption planent sur ces contrats particuliers. Ceux-ci porteraient sur des équipements techniques et des armes pour le service de sécurité FSO qui protège le président Poutine et le gouvernement russe.

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«Nous avons pris connaissance de ces soupçons et nous les examinons», a indiqué un porte-parole de la banque Julius Baer.