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Vue du campus lors de la construction du Learning Center.
© Alain Herzog

Campus

A l’EPFL, les années Aebischer en cinq dates

De 2000 à 2016, les effectifs ont doublé, le campus a vécu un boom historique; alors que le successeur de Patrick Aebischer a été annoncé ce mercredi, retour sur une grosse décennie vécue au pas de charge

1er mars 2000: la crise initiale

Le président désigné par Ruth Dreifuss aurait dû prendre place dans son bureau le 1er mars 2000. Il n’en fit rien: avant même son arrivée, l’Ecole est secouée de fortes convulsions. Des professeurs contestent la prise de pouvoir de ce chercheur en médecine, une discipline alors inexistante à l’EPFL. Son choix, soutenu par le secrétaire d’Etat d’alors, Charles Kleiber, de développer les sciences de la vie suscite de multiples méfiances. Il entre finalement en fonction à mi-mars.

Lire aussi l’actualité de ce jour: Martin Vetterli, un homme de la maison, succédera à Patrick Aebischer à la tête de l’EPFL

29 mars 2003: la croissance commence

Ce jour-là, en tenant compte de son passé dans le giron de l’Université de Lausanne, l’EPFL fête ses 150 ans. Sous un double biais: d’un côté, son expansion s’accélère avec les débuts de la Faculté des sciences de la vie – le nouveau président a remplacé les départements par des facultés. Surtout, Patrick Aebischer s’adresse à Pascal Couchepin pour demander une hausse des crédits. C’est le début d’une longue période plutôt bénie pour le secteur des hautes écoles, avec de constantes augmentations dans les programmes quadriennaux de la Confédération.

Lire une interview d’alors: Le pays va mal, donc il doit développer science et recherche

20 octobre 2009: le boom des effectifs

En cette rentrée 2009, le nombre d’étudiants passe le cap des 5000. L’augmentation va s’accélérer par la suite. De 2000 à 2015, le nombre d’étudiants est passé de 3800 à 7800.

Voir: notre carte interactive du campus

30 mai 2010: ouverture du Learning Center

L’EPFL a son «totem», comme dit son président. Le Rolex Learning Center n’est pas qu’un ample geste architectural du bureau vedette japonais Sanaa; c’est la consécration de la méthode Aebischer, la volonté d’étendre le campus au pas de charge tout en cherchant des financements privés-publics. Suivront, entre autres, le centre de congrès en 2014, et l’autre réalisation de prestige, «Under One Roof», qui comprendra le Montreux Jazz Café, et qui sera achevé à la fin de cette année. Au long de cette longue décennie, Patrick Aebischer a bénéficié du talent de son vice-président Francis-Luc Perret, grand organisateur et ingénieur de l’extension du campus.

23 novembre 2012: le congé sabbatique

Fait unique dans l’histoire des hautes écoles suisses, Patrick Aebischer annonce qu’il se met en retrait pour six mois, durant le premier semestre 2013. Il va notamment faire une tournée africaine pour comprendre les besoins régionaux et mettre sur pied l’offensive de l’EPFL dans l’enseignement à distance, les MOOCS. Venu d’un cabinet ministériel français, son adjoint Philippe Gillet le remplace. Il était candidat supposé pour la succession.

Lire aussi: Philippe Gillet, président par intérim de l’EPFL

27 janvier 2016: le douteux signal sur les taxes

Quelques jours après le président du Conseil des EPF Fritz Schiesser, dans la presse dominicale, Patrick Aebischer plaide pour une hausse des taxes. Il l’avait souvent soutenue discrètement, mais cette fois, la charge est directe. Tactique, aussi, en période d’économies annoncées par le Conseil fédéral, et qui porteront aussi sur les hautes écoles et la recherche.

Lire notre éditorial: Le jeu vénéneux des écoles polytechniques

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