«C’est la preuve que le dessin de presse mène à tout.» Par cette formule ironique, Patrick Chappatte résume la dimension «exotique» de la distinction dont l’a affublé, samedi 1er octobre, l’EPFL: un doctorat honoris causa. Lui qui rougirait à l’idée que le président de l’école polytechnique consulte ses carnets scolaires de mathématiques. Lui qui, au fond, est si éloigné de l’activité quotidienne qui se déploie sur le campus vaudois. Mais si le dessinateur du Temps, qui sévit aussi dans le Canard enchaîné, la NZZ am Sonntag, Der Spiegel et le Boston Globe, n’est pas un scientifique, il n’en porte pas moins un regard acéré sur des questions qui touchent de près au développement de la science.