architecture

L'EPFL inaugure le dernier fleuron de l'ère Aebischer

L’Ecole polytechnique fête son ArtLab, long bâtiment de bois conçu par l’architecte japonais Kengo Kuma. L’apogée d’une expansion folle du campus

C’est le dernier monument, le bel ouvrage qui clôt 16 années de folle expansion du campus de l’EPFL. Les autorités fédérales et régionales inaugurent ce jeudi le bâtiment ArtLab, nouveau fleuron du site de l’Ecole polytechnique, ultime acte programmatique de Patrick Aebischer, lequel quitte la présidence de l’école fin décembre.

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Cette fois, comme le nom le laisse penser, l’espace doit permettre le croisement des sciences et des arts. Le collectionneur et mécène Jean Claude Gandur soutient le projet depuis ses origines, financièrement ainsi qu’avec ses œuvres.

D’abord intitulé Under One Roof, le concept se déploie dans une construction élégante de 250 mètres de long, en bois, avec des toits en ardoise. L’ArtLab joue de ces matériaux traditionnels, au point de diffuser pour ses débuts une agréable odeur boisée dans les environs. Il se situe non loin du Learning Center, la vaste bibliothèque vallonnée. Comme cette dernière, il a été conçu par une agence japonaise, cette fois celle de Kengo Kuma, notamment auteur du Nezu Museum de Tokyo et de la Cité des arts et de la culture de Besançon.

Ce long volume, qui s’impose discrètement sous l’esplanade principale de l’EPFL, comprend trois espaces distincts.

Au sud, une partie dédiée au Montreux Jazz Café et au projet de l’école avec le festival: la numérisation et la mise en valeur de milliers d’heures de concerts du bord du lac. Au centre, une place dédiée à la recherche sur la muséographie, et à des expositions: la première, qui ouvre ce jeudi, est consacrée à l’œuvre de Pierre Soulages. Enfin, une pièce présente les grands projets de l’EPFL, à commencer par l’exploration temporelle de la ville de Venise avec les outils des données massives.

La construction et les installations techniques ont coûté près de 36 millions de francs, 18 apportés par la Confédération, le reste par le secteur privé.

Ce nouveau bâtiment symbolique enrichit le campus dans ses développements de ces dernières années, le Learning Center, mais aussi deux édifices redessinés par Dominique Perrault, dans la même zone, sans oublier le quartier nord avec ses logements, ses commerces et son centre de congrès.

Patrick Aebischer a souvent dit que le Learning Center doit être le «totem de l’EPFL»; l’ArtLab a son air de temple culturel.

Voir notre carte interactive du campus lausannois

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