Attaques de pétroliers dans le golfe Persique, destruction d’un drone américain par l’Iran, saisie par Téhéran d’un pétrolier battant pavillon britannique, retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et envoi de forces navales américaines et britanniques près du détroit d'Ormuz. Les experts sont unanimes: cette escalade de tensions est très dangereuse. La Suisse, petit pays face à de grandes puissances, entend y jouer un rôle. Mais lequel?

Présence accrue

La secrétaire d’Etat Pascale Baeriswyl était récemment en visite dans la région. Objectif: «Au vu des tensions actuelles dans le Golfe, nous avons renforcé les liens avec nos interlocuteurs, notamment avec Oman, l’Arabie saoudite, l’Iran et le Koweït», explique la première diplomate du Département fédéral des affaires étrangères. Cette volonté de présence accrue de la Confédération découle de sa Stratégie de politique étrangère. Elle s’est matérialisée par l’ouverture, en 2013, d’une ambassade à Oman. Le sultanat est désormais un partenaire clé pour Berne.