La famille peut parfois être source d'embarras pour les magistrats. La justice belge, avec laquelle les magistrats genevois collaborent parfois, a ainsi été amenée à s'intéresser à la femme de l'un de ces derniers, le procureur Jean-Louis Crochet. Avocate, très introduite dans le milieu des diamantaires belges, Catherine Crochet apparaît dans une enquête concernant une vente frauduleuse de diamants russes, écrivait ce week-end l'hebdomadaire Dimanche. ch.

Deux structures offshore administrées par l'avocate pour le compte d'un diamantaire belge auraient ainsi servi à transférer en 1994 plus de 70 millions de dollars (environ 119 millions de francs) provenant de la vente de diamants russes par une société américaine, Golden ADA, disparue depuis dans une faillite frauduleuse. Son directeur, mandaté par le gouvernement russe, aurait détourné à son profit le produit de nombreuses ventes, dont celle-ci. Reversés à Golden ADA grâce au circuit des sociétés offshore, les 70 millions de dollars n'ont jamais été retrouvés.

Regrettant le ton «clairement orienté» de l'article, Catherine Crochet, dont le client était partie à la transaction litigieuse en tant qu'intermédiaire, précise qu'elle n'a «jamais été entendue» par la justice belge dans le cadre de cette affaire et que «tous les documents utiles» concernant les sociétés offshore concernées ont été remis à la Belgique.