Le Grand Conseil commence lundi la discussion du paquet d'assainissement des finances zurichoises qui vise à rétablir un équilibre budgétaire au cours des quatre prochaines années. De grandes surprises ne sont pas attendues. Non seulement les partis ont déjà arrêté leurs positions. Mais surtout, les mesures les plus spectaculaires de ce paquet d'économies, qui doit permettre de dégager 2,5 milliards de francs d'ici à 2007, ne sont pas de la compétence du parlement. Qu'il s'agisse des suppressions d'emplois dans l'administration, de l'augmentation du nombre d'élèves par classe, de la réduction de l'enseignement de certaines branches comme l'histoire biblique ou les travaux manuels ou de la baisse des standards de qualité dans les hôpitaux: les décisions ont déjà été prises par le Conseil d'Etat ou par le Conseil des écoles. Le point le plus contesté des débats est la proposition du gouvernement de rehausser le taux d'impôt de trois points d'ici à 2006. Le cas est toutefois entendu, les trois partis bourgeois ayant annoncé leur opposition – l'UDC par principe, le Parti radical et le PDC parce qu'ils ne veulent pas d'une baisse d'impôts par avance. Les trois partis ne proposant pas d'autres mesures pour compenser ce «manque à économiser», l'équilibre des finances fixé dans la Constitution par le frein aux dépenses ne sera en tous les cas pas atteint.