Quand, à fin mai, la tenue d'une Conférence nationale sur l'asile était annoncée par le Conseil fédéral, l'OTAN bombardait encore la province. L'hébergement des réfugiés en Suisse était alors au cœur des préoccupations. Les images de la fuite des victimes préparaient les Suisses à un accueil généreux. L'évolution rapide des événements au Kosovo s'est accompagnée d'un changement de l'opinion. Comme si les réfugiés pouvaient immédiatement être renvoyés chez eux.

Il faudra des mois pour que soient réunies les conditions favorables à un retour des réfugiés. L'expérience de la Bosnie montre qu'un échelonnement des rapatriements sur plusieurs mois, voire des années, est souhaitable. Le plan de retour des réfugiés prévu par la Confédération respecte ces exigences. Il est réjouissant que la majorité des cantons l'a largement approuvé. On pouvait craindre le pire, au vu de la position très restrictive annoncée par des cantons alémaniques. L'essentiel est sauf.