Décrié, sous pression, le dispositif de protection des mineurs à Genève va être revu et corrigé. C’était un des objectifs de législature du Conseil d’Etat. Mais la médiatisation de situations dramatiques et la préoccupation des députés ne sont sans doute pas étrangères à l’action du Département de l’instruction publique (DIP), qui a présenté son projet mardi. «Pour certains, le Service de protection des mineurs (SPMI) serait la cause de tous les maux, lance la conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta. Or les acteurs institutionnels sont multiples. Il s’agit de tous les réunir.» Vaste programme, vaste chantier. Car si le DIP reconnaît désormais les déficiences du système actuel, la mise en œuvre des améliorations est encore loin.

Depuis des mois, des collectifs de parents crient leur indignation devant des décisions de justice qui les privent de leurs enfants dans les divorces conflictuels. Ils dénoncent le rôle des intervenants du SPMI, une justice partiale, des expertises psychiatriques contestées. Si ces parents n’ont pas perdu toute aptitude à l’optimisme, ils seront heureux d’apprendre qu’ils sont au cœur de cette réforme, désormais considérés comme des partenaires.