Au terme de quatre années de réflexion et de préparation, Martine Brunschwig Graf, conseillère d'Etat du canton de Genève, a dévoilé, à l'occasion de la conférence de l'Instruction publique, les principes de la rénovation de l'enseignement primaire. La présidente du Département de l'instruction publique (DIP) va maintenant rencontrer différents acteurs de l'enseignement scolaire afin d'en préciser le contenu. Quelque 33 000 enfants et 200 écoles sont concernés par cette rénovation.

La réforme propose de redéfinir les objectifs d'apprentissage. Dès la rentrée 2000, les écoles primaires devront suivre un cadre précis qui indique les objectifs scolaires à atteindre. L'enseignement primaire sera désormais scindé en deux cycles d'apprentissages de quatre ans: le cycle élémentaire (4-8 ans) et le cycle moyen (8-12 ans). Ce nouveau fonctionnement, qui ne supprime pas le système des classes, entrera en vigueur dès la rentrée 2001. Les outils d'évaluation du niveau acquis par l'élève seront modifiés. Les travaux de classe ne seront plus notés, à l'exception des élèves qui s'apprêtent à accéder au Cycle d'orientation. Chaque semestre, les parents seront informés de la situation scolaire de leur enfant par une estimation (très satisfaisant, satisfaisant ou peu satisfaisant) et des commentaires écrits.

Martine Brunschwig Graf est attachée à ce procédé, «car les notes moyennes ne reflètent pas l'évolution du niveau d'un élève au cours d'un semestre.»

Par ailleurs, à la fin de chaque cycle (élémentaire et moyen), les élèves passeront une épreuve cantonale en français, mathématiques, allemand et, par alternance, histoire, géographie et sciences de la nature. Actuellement cet examen concerne uniquement les élèves qui quittent l'enseignement primaire.

Souhaitant renforcer la relation entre les parents et l'école, le DIP va instaurer un cahier de liaison «famille-école», dans lequel figureront des informations sur l'enfant et les faits marquants de sa classe. Les objectifs fixés par la rénovation seront appliqués à l'ensemble des établissements du primaire dès 2003.