Le Matin Dimanche consacre deux pages au conseiller d’Etat valaisan Oskar Freysinger. Le journal dominical tente d’expliquer pourquoi, selon lui, l’élu UDC n’a pas pu compter sur ses collègues de l’exécutif pour le rappeler à l’ordre alors qu’il «multipliait les sorties de routes» depuis son accession au gouvernement en 2013. Sous la plume de Fabiano Citroni, l’hebdomadaire recense les causes de ce mutisme. Un élu qui fait peur ou la peur de perdre des voix, des magistrats collégiaux qui «se tiennent par la barbichette» ou alors qui font preuve de «mollesse»: le journaliste émet sept hypothèses visant à expliquer pourquoi «le Valais» a laissé faire Oskar Freysinger. Ce dernier semble avoir choisi la poésie ce dimanche matin pour réagir.

La semaine dernière, la présidente du Conseil d’Etat, la socialiste Esther Waeber-Kalbermatten, s’était publiquement offusquée des propos tenus par le survivaliste Piero San Giorgio, engagé par l’édile UDC pour participer à l’analyse des risques et dangers auxquels le Valais entend se préparer. Dans toute cette affaire, une chose est sûre: si le mutisme a régné pendant trois ans, les trois prochains mois inaugurent «la saison des langues déliées». Oui parce que le dimanche 5 mars 2017, le Valais vote. Et élit son nouveau gouvernement. De quoi éclaircir la voix des opposants au ministre de la Formation et de la Sécurité. 

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La réplique de PISA à la Suisse

Le responsable de l’étude PISA, publiée mardi, balaie la critique de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’éducation envers la nouvelle méthodologie utilisée pour comparer les performances des élèves. Seule la Suisse s’est plainte jusqu’ici, affirme Andreas Schleicher dans un entretien avec le journal alémanique Schweiz am Sonntag. Les données restent, malgré les nouvelles manières de tester les élèves, comparables à celles des autres années. Le spécialiste soutient que la Suisse ne prend pas assez en compte les changements technologiques, rappelant qu’il y a dix ans, il n’y avait ni smartphones, ni médias sociaux ou big data. «J’attendais clairement plus du système scolaire suisse». En outre, l’influence du contexte social sur les résultats est frappante: «La Suisse a un problème avec l’égalité des chances», déplore-t-il. Et les écoles ne parviennent pas à compenser ce déséquilibre.

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L’association d’aide au suicide toujours plus présente dans les EMS

En 2015, 92 interventions d’Exit ont été recensées contre 10 en 2007, affirme le SonntagsBlick. «Ces chiffres vont encore augmenter», estime le porte-parole d’Exit. Les Babyboomers, qui ont été habitués à prendre eux-mêmes des décisions, arrivent actuellement dans ces âges. L’association VEMS (Ethique et Médecine) trouve ce développement inquiétant et déplore, en substance, que le fait de mettre fin à la vie de cette manière reçoive en quelque sorte une bénédiction institutionnelle, explique son président Michel Romanens. Dans les homes, le risque d’imitation est un danger réel, plaide-t-il.

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Réforme de l’imposition des entreprises: les opposants exigent son véritable coût

Quelle sera la facture de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIEIII)? Les opposants au texte veulent des chiffres. Et ils les veulent dans la brochure d’information que les électeurs reçoivent en même temps que leur matériel de vote. Pour Roger Nordmann, membre du comité Appel à la défense de la classe moyenne, «on ne peut pas exiger que les électeurs votent sur cette réforme sans leur donner cette information», confie-t-il au Matin Dimanche. L’hebdomadaire revient sur une information publiée cette semaine par le Tages-Anzeiger. Ces chiffres existent: la troisième réforme coûtera environ trois milliards, selon l’estimation publiée par le département des Finances il y a quelques jours. Une estimation par ailleurs similaire à celle de l’Union syndicale suisse, diffusée un peu plus tôt. La brochure d’information explique qu’il y aura des pertes dont l’ampleur est impossible à chiffrer puisque beaucoup de cantons doivent encore déterminer leur taux d’imposition, répond la Chancellerie. Pas question donc de mentionner une quelconque fourchette sur les éventuelles pertes fiscales.

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La Finma sous le feu des critiques pour ne pas punir suffisamment les banques

L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, ne punit pas de façon efficace les banques qui se comportent mal, estiment les inspecteurs du Groupe d’action financière (GAFI), un organisme intergouvernemental qui lutte notamment contre le blanchiment de capitaux, dans leur rapport publié mercredi. Un nouveau cas montre que malgré une procédure pénale contre lui pour des fraudes très graves, un ancien responsable d’une banque a pu continuer à exercer dans un autre établissement comme si de rien n’était, rapporte Le Matin Dimanche.

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Valais, alcool et fisc

La Régie fédérale des alcools a découvert en 2014 un cas de soustraction fiscale en Valais. Selon les hebdomadaires Le Matin Dimanche et SonntagsZeitung, un maître distillateur a produit durant cinq ans 17 000 bouteilles d’alcool fort sans les déclarer correctement aux impôts. Quelque 164 clients, des producteurs de fruits amateurs ou professionnels, étaient impliqués. La somme soustraite au fisc avoisine les 140 000 francs. Les personnes concernées ont dû s’acquitter d’amendes d’un montant total de 50 000 francs et rembourser leurs arriérés d’impôts.

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«Oui, l’armée a du sens» aux yeux des jeunes

Les jeunes considèrent de nouveau que l’armée a du sens, affirme André Blattmann dans un entretien avec la Schweiz am Sonntag. Le chef de l’armée sortant explique cela par un «sentiment subjectif d’insécurité» provoqué par la terreur, la criminalité et le fossé entre pauvres et riches. L’approbation de l’armée par la population – estimée à environ 84% selon une étude de l’EPFZ – est aussi élevée qu’au début des années 1980. André Blattmann plaide pour que l’armée devienne un sujet de discussion à l’école. Les futurs professeurs devraient être sensibilisés à la question de la politique de sécurité nationale.

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Armée toujours

La suspension du médecin en chef de l’armée suisse Andreas Stettbacher a été ordonnée directement par le ministre de la Défense Guy Parmelin, sur les conseils de l’état-major, écrit le journal alémanique SonntagsBlick. Le département de la Défense a déposé plainte vendredi auprès du Ministère public de la Confédération contre Andreas Stettbacher pour infraction contre le patrimoine ainsi que violation des obligations professionnelles et devoirs de fonction. Selon le journal, le divisionnaire âgé de 54 ans n’a aucune idée de ce qui lui est reproché.

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