Les finances du canton du Valais sont sur la bonne voie. Après des années 90 qui ont connu des exercices successifs marqués par une augmentation constante de l'endettement et d'importants déficits du compte de fonctionnement, l'exercice 2002 vient confirmer la politique de redressement engagée depuis la fin de cette décennie. Le chef des finances de l'Etat du Valais, Wilhelm Schnyder, a annoncé vendredi que le canton pouvait boucler le dernier exercice avec un excédent de financement de 32,6 millions de francs, alors que le budget pour la même année prévoyait environ 50 millions dans le rouge sur un budget de fonctionnement et d'investissement d'environ 2,5 milliards de francs.

Pour Wilhelm Schnyder, «ce résultat est aussi le fruit d'une discipline stricte observée en matière de dépenses. Celles-ci sont restées globalement en conformité avec les prévisions budgétaires». Conformément à la volonté populaire qui s'est exprimée l'année dernière sur un frein à l'endettement, ce bon résultat va permettre de réduire la dette du canton de 1,61 à 1,57 milliard de francs, soit une baisse d'environ 2,5%. Du coup le grand argentier valaisan s'est montré satisfait, tout en restant «modeste», de voir que le canton avait perdu sa qualification «négative» dans les prévisions annuelles de la Banque Cantonale de Zurich de 2001, pour obtenir une note «stable» dans celles de 2003. Plusieurs éléments ont contribué à ce renversement de situation. D'une part, la progression a été plus forte que prévu du côté de l'impôt sur le revenu et de la fortune. D'autre part, le canton n'a pas procédé à tous les investissements qui figuraient au budget, soit l'équivalent de 25 millions de francs.

Cet exercice prudent a fait mentir quelque peu le fait que le Valais est un canton assisté par la Confédération. Les comptes font apparaître que les recettes fédérales sont en recul sur plusieurs postes, notamment la part à la péréquation financière (–11,2 millions de francs) et la part à l'impôt anticipé (–13,7 millions de francs). Pour le chef des finances, «les causes de cette dégradation sont sans doute à rechercher dans le recul constaté des recettes fédérales, mais sont aussi liées à la morosité de la situation économique en général». Il note également «qu'une tendance se dessine pour une diminution des subventions fédérales, voire leur suppression dans certains domaines». Enfin, l'avenir s'annonce encore sous le signe de la rigueur, notamment parce que le canton va très certainement devoir prendre le transfert de charges lié à la cantonalisation des hôpitaux.