La Suisse entend ainsi contribuer, aux côtés d’autres pays, à résoudre le problème de ce camp de détention, a indiqué mardi le Département fédéral de justice et police (DFJP) qui a annoncé l’arrivée de l’Ouzbek. Ce dernier a été emprisonné pendant plus de quatre ans après avoir été blanchi des soupçons de terrorisme. Il ne veut pas renter dans son pays, où il a été persécuté.

Genève a prévu un dispositif spécial pour l’accueillir en toute discrétion. Seul un nombre très limité de personnes a des informations à son sujet, avait indiqué en décembre le président du Conseil d’Etat genevois François Longchamp.

Deux autres anciens détenus de Guantanamo, des Ouïgours, doivent venir en Suisse, dans le canton du Jura. La Chine, qui les considère comme des terroristes, fait pression sur le Conseil fédéral pour qu’il renonce à les accueillir. Le gouvernement jurassien ne prendra aucune décision cette semaine, a-t-il annoncé lundi.