Genève

L’exécutif de la ville de Genève aiguise les appétits

Le scandale des notes de frais n’a pas refroidi l’ardeur des politiques en vue des élections municipales de 2020. Nombreux sont les candidats à l’investiture de leurs partis. Parmi eux, beaucoup de femmes

L’échéance est encore loin, pourtant les candidats au Conseil administratif de la ville de Genève se pressent au portillon. Ou plutôt les candidates. La semaine dernière, plusieurs femmes se sont déclarées. Les assemblées générales de leurs partis respectifs feront leur choix ce printemps.

Cet enthousiasme est d’autant plus frappant que l’exécutif sort décrédibilisé d’une année marquée par le scandale des notes de frais. Elle a conduit le PDC Guillaume Barazzone au forfait et stoppé net une carrière politique promise au succès. Il n’était pas le seul à avoir badiné avec l’argent public, mais il est le seul à en avoir tiré les conséquences. D’autres ont été opportunément sauvés par l’affaire Maudet, qui a pris toute la place. La Verte Esther Alder, qui a fait profil bas depuis ses factures de taxi, pourrait rempiler, aux côtés du socialiste Sami Kanaan. En revanche, Sandrine Salerno doit lâcher les affaires, arrivée au bout de ses trois mandats. Reste l’inénarrable Rémy Pagani qui pourrait s’accrocher pour une quatrième législature. Au vu des conflits entre SolidaritéS et le Parti du travail, ce pourrait être l’unique façon pour Ensemble à Gauche de sauver son siège.