Valais

L'ex-instituteur de Sierre accusé de pédophilie demande pardon

L’ancien instituteur de Sierre, accusé de pédophilie, s’est excusé auprès de ses victimes, lors de son procès en appel, sans reconnaître l’ensemble des faits reprochés. Son avocat plaide toujours l’acquittement et le procureur demande la confirmation du jugement de première instance

Le prévenu se lève pour prendre une dernière fois la parole avant que l’audience en appel ne se termine. Cet ancien professeur de Sierre, accusé notamment d’actes d’ordre sexuel avec des enfants de moins de 16 ans et condamné à 40 mois de prison en première instance, se tourne et regarde, pour la première fois, les six de ses sept victimes présumées présentes dans la salle, pour s’excuser auprès d’elles et de leurs parents pour les «actes bêtes et stupides» qu’il a commis. «Du fond du cœur, pardon», lance-t-il.

L’homme de 49 ans reconnaît avoir épié ces jeunes filles alors qu’elles se changeaient dans les vestiaires. Mais il nie l’avoir fait alors qu’elles étaient sous la douche. Il ajoute, en jurant sur la tête de sa femme, présente à l’audience, et de ses enfants, qu’il n’a jamais mis son sexe dans la bouche de ses élèves. Un autre acte qui lui est reproché, comme pour les précédents, sous le prétexte d’un exercice d’éveil sensoriel.

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Acquittement ou prison ferme?

«Il s’agit d’un enseignant qui a eu la mauvaise idée de rester dans un vestiaire quelques minutes de trop», plaide son avocat Me Olivier Couchepin. «Est-ce que cela vaut 40 mois de privation de liberté?» interroge-t-il, répondant directement par la négative. Pour lui, les jeunes filles ont monté de toutes pièces les accusations et se sont retrouvées dans un «tourbillon dont il était difficile de sortir». Il plaide donc l’acquittement, après avoir tenté, en vain, en début d’audience, de renvoyer les débats.

En face, tant les avocats des parties civiles que le procureur demandent la confirmation du jugement de première instance, à savoir 40 mois de prison ferme et une interdiction d’exercer une profession en lien avec des mineurs durant cinq ans. Lors de son réquisitoire, le procureur Alexandre Sudan souligne que l’accusé va jusqu’à «mettre la faute sur les victimes». «C’est le paroxysme de la répugnance et de la lâcheté», insiste-t-il en fixant et en interpellant le prévenu.

Le jugement sera rendu dans les semaines qui viennent.

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