Comment les parlementaires se positionnent-ils sur l’échelle politique gauche-droite au parlement fédéral? Les professeurs Michael Hermann et Bruno Jeitziner ont communiqué les données de leur évaluation annuelle des conseillers nationaux sur la base de leurs votes nominaux au Conseil national. Le résultat de cette enquête est à découvrir samedi dans Le Temps.

Cet observatoire annuel montre plusieurs tendances. D’une part, le départ des «dissidents» de l’UDC et la création de leur propre groupe parlementaire sous l’étiquette du Parti bourgeois-démocratique (PBD) a permis à ses membres de se positionner plus librement sur l’échelle politique gauche-droite. Désormais, le PBD se situe entre le PLR et le PDC. Du coup, débarrassée de ceux qui n’acceptaient pas de suivre aveuglément les mots d’ordre de la direction du parti, l’UDC se montre aussi plus compacte et a poursuivi son glissement à droite.

A gauche, le Parti socialiste et les Verts poursuivent leur coude-à-coude, mais le PS a, cette fois-ci, débordé les Verts sur leur gauche. Cela s’explique par l’arrivée d’une nouvelle génération de Verts plus pragmatiques et moins «verts pastèques» que certains de leurs aînés.

Qui sont les deux députés les plus à gauche de l’hémicycle? Qui sont les deux élus les plus à droite? Qui occupe la place médiane sous la Coupole? Les détails, les graphiques et les commentaires des professeurs Hermann et Jeitziner, sont à découvrir dans l’édition de samedi du Temps.