Suisse

L'histoire. Sur le campus lausannois, on ne partage pas les cafés

L'histoire.

Rentrée universitaireLes hautes écoles collaborent entre elles, elles ne manquent jamais de le faire savoir. A la rentrée, chaque université vante ses programmes communs avec des consœurs, ses cursus partagés, voire des transferts de chaires. Sur le campus lausannois, la symbiose ne concerne cependant pas quelques aspects très pratiques de la vie des futurs savants. La restauration, par exemple.

A cette rentrée, les étudiants de l'Université découvrent qu'ils doivent désormais charger en liquide leur carte d'étudiant - qui fait aussi office de porte-monnaie électronique - afin de bénéficier du prix étudiant. Les boissons et repas sont divisés en trois catégories, le tarif de faveur pour les étudiants, le «campus» pour les autres, et le plein pot pour les invités. Or, les étudiants de l'EPFL ne peuvent pas jouir de l'offre la plus généreuse, car leur carte est différente. L'inverse est aussi vrai. Les élèves de l'EPFL, à plus forte raison ceux qui viennent d'autres hautes écoles vaudoises, de Genève ou de Neuchâtel - avec lesquelles l'Uni de Lausanne collabore, l'a-t-on déjà souligné? - n'ont donc plus droit au prix étudiant. La direction argue du fait que les «lourds» systèmes informatiques ne peuvent pas interagir. L'informatique, évidemment.

Publicité