L’été dernier, l’un des trois plus chauds depuis que l’on tient un registre des températures, n’a pas été tendre avec le Morteratsch. Le plus grand glacier de la chaîne de la Bernina, dans le canton des Grisons, a rétréci à une vitesse accélérée. De quoi chagriner Hans Oerlemans. Ce professeur à l’Université d’Utrecht, dans sa Hollande natale, mène depuis plus de quatre ans une expérience inédite en Haute-Engadine qui vise à faire «repousser» le glacier grison. «Ce qui a fondu cet été est perdu, résume-t-il. Mais dans l’opération spéciale que nous menons, nous rencontrons un certain succès, à petite échelle.» Hans Oerlemans a été distingué ce vendredi par le Prix de la Fondation italo-suisse Balzan, conjointement à sa collègue Dorthe Dahl-Jensen, pour leur «contribution à la dynamique de la glaciation et des calottes glaciaires et son impact sur la compréhension du changement climatique».