C'est une femme ambitieuse et très organisée. Elle a mené de front sa tâche de mère de famille et son ascension professionnelle, la menant à la fonction de formatrice en chef des maîtresses maternelles neuchâteloises. En politique, elle s'est fait un nom en présidant la commission chargée de faire la lumière sur l'affaire Jacot-Amodio. Dès que Jean Guinand a annoncé son retrait du gouvernement, elle a fait acte de candidature, contre l'avis des patriarches libéraux, qui lui reprochent un manque de compétences et l'ont affublée du qualificatif dégradant de «coquille vide». Déterminée, digérant plutôt bien les couleuvres, elle fait front contre vents et marées, défendant la baisse de la fiscalité et les actions ciblées de l'Etat. C'est elle que la gauche a placée dans son viseur.