La Commission européenne a salué jeudi la décision du Conseil fédéral de lever sa liste noire contre la Libye. Bruxelles attend désormais que Berne mette en œuvre cette décision et que Tripoli libère l’otage suisse Max Göldi. «Si l’annonce (du Conseil fédéral) est suivie d’effets, la Suisse aura fait montre d’un grand sens des responsabilités envers les autres pays de l’espace Schengen», a déclaré Michele Cercone, porte-parole de la commissaire européenne chargée des Affaires intérieures et de la sécurité, Cecilia Malmström.

Cette décision correspond aux attentes de Cecilia Malmström, qui avait demandé la semaine dernière à la Suisse de faire un «geste» pour résoudre la crise avec la Libye.

«La Commission invite la Libye à reprendre la délivrance de visas et à libérer Max Göldi sans délais», a-t-il ajouté. «Nous espérons être à un tournant de ce contentieux et qu’une solution diplomatique sera trouvée le plus tôt possible», a-t-il dit, sans faire état de contacts entre Bruxelles et Tripoli.

La cheffe de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, avait déjà lancé un appel en ce sens mercredi après avoir rencontré Micheline Calmy-Rey à Bruxelles. Un peu plus tôt, le Conseil fédéral s’était dit prêt à «lever dans les meilleurs délais la liste instituant une interdiction d’entrée et de transit sur le territoire suisse pour certaines catégories de ressortissants libyens».

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) refusait jeudi d’évoquer les étapes à venir. Les interdictions pourraient être levées totalement ou partiellement, selon la réaction libyenne et le plan des médiateurs européens.