Du côté du Parti libéral genevois (PLR), 175 membres contre 45, soit près de 80% des voix, se sont déclarés favorables à une fusion future. Au Parti radical genevois (PRD), l’approbation s’est élevée à 81%, avec 122 voix pour, 8 contre et 12 abstentions. De chaque côté, une heure de débat a suffit pour arriver à ce résultat.

Consultée pour la première fois, la base des deux partis a été convaincue de l’importance de s’unir pour devenir une force de droite forte, capable de contrer la gauche et le populisme aux niveaux communal, cantonal et fédéral. Or les deux formations connaissent une érosion constante à Genève.

Dans l’immédiat, ces fiançailles laissent les associations libérales et radicales libres d’établir des listes communes en vue des élections communales de 2011. Mais les instances dirigeantes ont désormais le feu vert pour poursuivre les négociations sur les statuts et, surtout, le programme de la nouvelle formation.

A Genève, le PLG est le premier parti du canton avec 20 élus au Grand Conseil et deux au gouvernement, tandis que le PRG compte 11 députés et un conseiller d’Etat. Cette situation, inverse à celle qui prévalait sur le plan national et dans de nombreux cantons, explique les réticences des deux formations à fusionner au bout du lac. Le PLR Suisse a été fondé en janvier 2009, et le mariage a été consommé dans la plupart des cantons, sauf Vaud et Bâle-Ville.