C'est parti. Avec la publication du texte ce matin dans la Feuille d'Avis officielle, les partisans du retour des notes à l'école dès la troisième année (second cycle) commencent leur récolte de signatures.

Un comité majoritairement libéral, emmené par le député Jacques-André Haury, mais dans lequel on trouve aussi les radicaux Charles-Pascal Ghiringhelli et Francis Thévoz, et l'UDC Pierre-André Pidoux, a détaillé lundi ses arguments. Ce qui est exigé, en deux paragraphes, ce sont bien des évaluations chiffrées et des moyennes, comme le veut l'acception traditionnelle de la note. Pour Jacques-André Haury, le contre-projet radical a le défaut d'utiliser les chiffres comme des lettres: «Conçue dans l'angoisse et enfantée dans la précipitation, cette initiative parlementaire ne va pas clarifier le débat.»

Or, la clarté est le premier argument avancé en faveur des notes. Compréhensibles de tous, celles-ci répondraient à un besoin naturel de compétition chez les enfants, et leur neutralité éviterait de les blesser. Pour autant, c'est promis, les initiants ne veulent pas couler la réforme. «L'évaluation chiffrée cache les aspects positifs d'EVM», regrettent-ils, citant parmi eux le cycle de transition et la pédagogie par objectifs. Le comité a jusqu'au 6 mai pour récolter 12 000 signatures.