Valais

Les libéraux-radicaux restent favoris à la présidence des villes valaisannes

A Sion et à Martigny, les libéraux-radicaux ont creusé un écart significatif avec leurs adversaires démocrates-chrétiens. A Sierre, la présidence est très disputée. Les élections communales confirment la progression de l’UDC

Favori à la présidence de Sion, le libéral-radical Philippe Varone obtient 400 voix de plus que Christian Bitschnau, le mieux élu des démocrates-chrétiens. «Satisfait» et «toujours candidat», l’encaveur bénéficie sans doute du bilan de l’actuel président, Marcel Maurer, dont il passe pour l’héritier naturel. Le PDC n’a pas encore désigné de candidat à un éventuel second tour.

Il lui sera difficile de reconquérir une capitale qui leur avait toujours appartenu jusqu’en 2008. Diminué de 15 à 9 sièges, l’exécutif représente toutes les formations politiques malgré tout. Socialistes, verts et démocrates du centre sont parvenus à conserver leur siège. Les forces des libéraux-radicaux et des démocrates-chrétiens, elles, sont divisées par deux. Les deux partis historiques obtiennent trois conseillers municipaux chacun.

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A Martigny, rassembler pour résister

Dans le bastion libéral-radical historique de Martigny, Anne-Laure Couchepin Vouilloz a su rassembler pour résister aux ambitions des démocrates-chrétiens. Elle obtient 500 voix de plus que Benoît Bender, le premier candidat à contester la présidence de la ville au PLR. Fille de l’ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin, elle reste favorite des élections présidentielles du 13 novembre. Les rapports de force de l’exécutif n’ont pas évolué. En obtenant 5 des 9 sièges en jeu, le PLR conserve la majorité. Fort d’un résultat «merveilleux», en constante progression, Benoît Bender devrait persister à briguer l’édilité malgré tout.

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A Sierre, une présidence disputée

A Sierre, l’élection à la présidence semble plus disputée que jamais. Les démocrates-chrétiens obtiennent 4 des 9 sièges du Conseil communal, et leur candidat Pierre Berthod bénéficie d’une centaine de voix d’avance sur le libéral-radical Marc-André Berclaz. Relégué à 400 voix du mieux élu de ses adversaires, le socialiste Olivier Salamin postule toujours à cette élection triangulaire presque inédite et très incertaine. Dans le Chablais, les présidents des bastions démocrates-chrétiens de Monthey et Collombey-Muraz conservent la majorité de leurs exécutifs.

En l’absence de contradicteur, Stéphane Coppey et Yannick Buttet devraient être réélus tacitement. Sur l’ensemble du canton, les élections communales confirment la progression de l’UDC, qui obtient 21 sièges dans le Valais romand, contre 12 auparavant. Il devient aussi le premier parti à Naters, où le conseiller national Franz Ruppen fait figure de favori à la présidence.

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