L’université n’est plus un lieu de débat. C’est ce qu’ont démontré vendredi, à Genève, des militants activistes qui ont empêché la tenue d’une conférence sur la médicalisation précoce des enfants trans, organisée par la Société suisse de psychanalyse qui avait loué une salle. Les psychanalystes Caroline Eliacheff et Céline Masson devaient présenter au public leur ouvrage, La Fabrique de l’enfant-transgenre. Un discours jugé «ouvertement transphobe» et leurs auteures qualifiées «d’assassins» par la quinzaine de militants, estimant inutile d’écouter, mais impératif d’interdire.