Dans l’agglomération lausannoise, les débuts de la pénurie se sont manifestés en 2007 déjà pour les logements en propriété, avant de s’étendre au marché locatif en 2008, indique l’Office fédéral du logement (OFL). La situation de Genève est particulière dans la mesure où des personnes à revenus relativement faibles sont contraintes de déménager en France vu le manque de possibilités correspondant à leurs moyens.

Zurich et Bâle, mieux lôties

Parallèlement au déficit structurel permettant de répondre aux attentes des hauts revenus, la région zurichoise s’avère de plus en plus pauvre en appartements de niveau inférieur, et les loyers ont augmenté. Ces résultats confirment que le risque d’apparition de phénomènes d’éviction de la classe moyenne a tendance à se concentrer sur le bassin lémanique et à Zurich, relève le rapport.

La croissance de la population (+1,4% en 2008 à l’échelle suisse) s’est en revanche répercutée positivement à Bâle (propriété et location), ainsi qu’au Tessin (location). Dans ces cas, l’immigration liée à la libre circulation a permis d’améliorer le taux d’occupation du parc immobilier. Le marché reste équilibré à Berne.

Cette étude constitue un premier pas vers la mise en place d’un monitoring examinant les effets sur le marché du logement de la libre circulation des personnes conclue avec l’Union européenne. Couvrant la période jusqu’à fin 2008, elle n’a logiquement pas pu prendre en compte la diminution probable de la demande à la suite de la crise et du recul de l’immigration qu’elle a entraîné, précise l’OFL.