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Le maire de Genève, Guillaume Barazzone (à droite – ici avec le président de la Confédération suisse Johann Schneider-Amman) honorera ce jeudi le Comité international de la Croix-Rouge.
© CYRIL ZINGARO

Croix-Rouge

«L’idéal de la Croix-Rouge fait rayonner Genève»

La Ville de Genève honorera ce vendredi le Comité international de la Croix-Rouge et ses délégués. Le maire Guillaume Barazzone explique la démarche

La Ville de Genève remettra vendredi sa traditionnelle médaille «Genève reconnaissante» au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ou plus exactement à ses employés en première ligne des conflits de la planète, explique le maire Guillaume Barazzone.

Le Temps: Le CICR est une institution universellement reconnue. Pourquoi cette nouvelle distinction?

Guillaume Barazzone: Chaque occasion de rappeler le rôle du CICR est importante. Surtout en ces temps troublés. L’organisation fait face à des défis inédits. Aujourd’hui, les conflits dans le monde sont le plus souvent asymétriques. Ils ne mettent plus tant aux prises des Etats, mais des groupes armés, alors que les Conventions de Genève sont signées par des pays. Les belligérants respectent de moins en moins l’emblème du CICR. Le mépris pour les intérêts de la population civile est de plus en plus patent, comme on le voit ces jours avec le siège d’Alep, en Syrie. Je ne vais pas seulement honorer l’institution mais l’ensemble de ses employés qui s’engagent au péril de leur vie pour un minimum d’humanité dans les conflits. La remise de la médaille «Genève reconnaissante» coïncide avec une journée de commémoration au CICR pour les délégués tués dans l’exercice de leurs fonctions. Il y a 20 ans, dans la nuit du 16 au 17 décembre 1996, six employés du CICR étaient assassinés dans un hôpital à Grozny, en Tchétchénie.

– Qu’apportera ce prix au personnel du CICR?

– Cette médaille a une valeur symbolique mais c’est aussi une marque d’attachement forte des autorités. La Ville de Genève, dont l’histoire est intimement liée au mouvement de la Croix-Rouge fondé par Henri Dunant en 1863, événement qui a marqué la naissance de la Genève internationale, entend ainsi remercier les collaborateurs du CICR. Ce sont eux qui sont au front. Ils défendent les valeurs d’ouverture au monde et du respect de la personne, qui sont aussi celles de notre cité. Chaque fois que je voyage à l’étranger, je peux mesurer combien l’idéal de la Croix-Rouge fait rayonner Genève. Le CICR et la Suisse, à travers Genève, se renforcent mutuellement. La Confédération est l’un des principaux contributeurs du CICR. Par ailleurs les chambres ont voté un prêt de 9,9 millions de francs pour la rénovation du siège du CICR.

– Si Genève tient toujours autant au CICR, la réciproque est-elle encore d’actualité? Confrontée à une explosion des besoins humanitaires dans le monde, l’organisation délocalise certains services à l’étranger pour réduire les coûts de son siège genevois.

– Je ne suis pas inquiet sur ce point. Le CICR n’envisage pas de déménager ailleurs. Genève reste un «hub» de l’humanitaire. Pour preuve, un centre de compétences en négociation humanitaire a été lancé en octobre dernier au CICR. Il vise à créer une plateforme d’échanges entre le CICR, le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM), Médecins sans frontières Suisse et le Centre pour le dialogue humanitaire.

A propos d’un sondage récent du CICR: Un Suisse sur cinq juge que la torture peut avoir une efficacité

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