Les skinheads suisses, comme ceux d'autres pays, sont nationalistes, ils aiment et croient, par leur action, défendent leur pays, explique un fonctionnaire de la police fédérale. On ne peut donc pas parler d'un mouvement international néonazi dont le but serait de supprimer les frontières.

Cela dit, des groupes skinheads suisses entretiennent des relations étroites avec leurs homologues étrangers. Les Blood and Honour sont proches des Blood and Honour allemands; le Patriotischer Ost Flügel (POF) a des ramifications dans le sud de l'Allemagne; le Kameradschaftsbund Ostschweiz (KBO) en a en Allemagne et en Autriche; les Hamerskins Romandie ont des liens avec la France et l'Allemagne; les Skinheads Tessin avec la Lombardie.

Ces liens débouchent sur des «réunions d'amitié». Les participants n'y discutent pas de grande politique mais écoutent surtout de la musique et des chansons dont les paroles revêtent cependant un caractère politique évident.

La police fédérale craint que la dissolution du parti néonazi NPD, si l'Allemagne la prononçait, soit suivie de tentatives de reconstitution en Suisse et en Autriche. La force du NPD est sa solide organisation.

A. M.