«Le bloc [opératoire] de Sierre, qui est l’un des plus modernes de Suisse, est fermé tous les jours dès 15h et complètement le week-end, sur ordre de la direction; et il en va de même pour celui de Martigny. Comme les heures supplémentaires ne sont pas payées, on n’y pratique que peu d’opérations par jour et on pose les instruments à 15h […]

«Le rattachement du traitement à un médecin-chef devient difficile, voire aléatoire. Il en résulte pour le patient un traitement discutable. Un médecin de la ville a reçu, il y a peu de temps, un patient qui, en dix jours à l’hôpital, a été traité successivement par 3 médecins-chefs et 5 assistants de la même discipline médicale […]

«Lors du départ à la retraite d’un spécialiste qui avait un excellent candidat pour lui succéder, on a gelé le poste deux ans pour placer quelqu’un du CHUV […] Le RSV est devenu un appendice du CHUV […]

«Au cœur de ce tableau, une personne très critiquée: le chef du Département de chirurgie, qui passe pour une personne arrogante […] dirige tout d’une manière inutilement autoritaire […] ignore ses limites. Il faut distinguer ce que le Valais peut assurer avec sécurité […] et ce qui relève du domaine des hôpitaux universitaires […]

«Un médecin avait demandé une audience à la direction. Il a été reçu par un aréopage de 5 ou 6 personnes, comme cela se fait régulièrement dans le RSV, avec pour conséquence que l’intéressé se retrouve sous pression et affaibli, avec l’impression de se trouver face à un tribunal.»