Genève a mis en œuvre jeudi la circulation différenciée et le port du macaron Stick’Air. Selon ce dispositif, seuls les véhicules affichant un autocollant écologique de catégorie 0, 1, 2, 3 et 4 étaient autorisés à circuler dans le centre du canton de 6h à 22h. Il s’agit d’un périmètre recouvrant tout le centre-ville jusqu’au quartier des Eaux-Vives, Lancy et Carouge. Ces restrictions ont été signalées par des panneaux dédiés. Des dispositifs de contrôle ont été mis en place dans les rues de Genève. Pour ce tout premier jour, aucun effet notable n’a été observé sur la circulation, cette mesure ne touchant que 11% du parc automobile genevois.

Le communiqué de la Chancellerie d’Etat indique d’ailleurs que «dans un premier temps, aucune amende ne sera infligée aux contrevenants afin de privilégier la sensibilisation. Cependant, en cas de contrôle, ceux-ci seront invités à se mettre en conformité afin de contribuer à ce dispositif en faveur de la santé publique.» Si aucune amende n’est prononcée pour l’instant, c’est parce que le Touring Club Suisse (TCS) et l’Association suisse des transports routiers (Astag) ont déposé un recours contre ces mesures. Les deux organisations estiment que les macarons écologiques et la signalétique routière sont de la compétence de la Confédération, pas du canton. La Chambre constitutionnelle de la Cour de justice a accordé le 10 janvier un effet suspensif provisoire sur les amendes. Le canton avait d’ailleurs annoncé qu’aucune amende ne serait infligée avant le 31 mars.